La démocratie passive ?!!

Publié le par Alae Zouiten

La démocratie passive ?

     Le cas marocain comme exemple… 

     Une seule question à laquelle, je serai très acharné à trouver la réponse tout au long de cet article : Est-ce que le Maroc est une démocratie ? Connaît – il, au moins, une vraie transition démocratique au moment actuel ? J’avais, il y a pas mal de temps, un doute sévère sur ce point, à tel point que je n’osai pas évoquer ni discuter le sujet à qui que ce soit ! Cette situation de doute, est une conséquence d’un phénomène paradoxal exclusivement marocain : Comment est ce qu’on pourra unir au sein du même royaume d’une part, des indices médiatiquement et officiellement convaincants et rassurants, en faveur d’un état de démocratie ou de transition démocratique (liberté d’expression, réconciliation avec le passé des profanations des droits de l’homme, partis politiques diversifiés, société civile très active …), et d’autre part, des indices antagonistes aux précédents, parlant de perpétuelles détériorations économique, culturelle, sociale … Comment peut-on vivre une transition démocratique isolée, non associée à progression  sur le plan du développement humain ?!! Après la rédaction de cet article, je sortais de cet état de perplexité obscure à une vérité brillante me permettant ainsi de répondre à la question en toute aisance !

   La démocratie, un rappel :

    Pour répondre à la question essentielle : «  Le Maroc est-il une démocratie ? », rafraîchissant tout d’abord les mémoires en rappelant brièvement et naïvement la définition de la « démocratie ». En effet, les experts du domaine affirment : « Il n'existe pas de définition claire et universelle de la démocratie. La plupart des définitions se concentrent sur des qualités, des processus et des institutions. Il y a plusieurs types de démocratie dont les pratiques variées produisent des effets semblables …Le format spécifique que prend la démocratie dans un pays est largement déterminé par des circonstances politiques, sociales et économiques, et est influencé par des facteurs historiques, traditionnels et culturels.   »  Malgré ces déclarations un peu académiques et philosophiques, la démocratie peut avoir deux définitions très simples et très banales :

·      « ...un système de gouvernement dont l'autorité suprême appartient au peuple. »

·      « ...la gouverne du pays par le peuple directement ou par représentation. »

       Le mot clé dans ces deux énoncés – et d’ailleurs, dans toute définition de la démocratie- est « le peuple » ! C’est en fait ; l’âme unique de la démocratie.  Est-ce que chacun de nous – citoyens- est en mesure de gouverner son pays ? Pourrions nous dire « non »  à son gouverneur sans que l’on soit poursuivit ? Pourrions nous  changer concrètement notre misère commune ? La réponse est évidente : NON !

      La démocratie passive : une démocratie à la marocaine ! :

    Depuis le départ des forces coloniales françaises du royaume – pour  ne pas dire « indépendance »-, les hautes autorités (système monarchique, forces militaires, élite politique …) considérait le peuple comme un composant immature : seul le roi, et ses conseillés comprenaient tout et faisaient tout au sein du bled, l’élite politique opposante, pour sa part, militait pour détrôner le système dans le but de lui arracher égoïstement ce privilège : Gouverner insouciamment ce peuple analphabète, illettré et immature.  Bref, dés le début, on a commis un faux départ, car on n’a pas été suffisamment convaincu du choix démocratique. Conséquences : Oppression du peuple, misère du peuple, et accusation du système pour son irresponsabilité totale. De ce fait, gouverneurs et gouvernés ont perdus !

   Aujourd’hui, malgré les discours médiatiques et officiels, la situation se détériore et les problèmes sociaux sont de plus en plus virulents ! D’autant plus que les événements internationaux menacent l’existence des autocraties et poussent ces systèmes à changer «  leur langage ». 

    Pour calmer les esprits, faire taire les cris et créer un espoir illusoire sur lequel se nourrirait ce peuple assujetti, le système marocain a adopté une idéologie parfaitement adaptée à ces propres besoins : La démocratie passive ! Cette invention, bien quelle soit la fillette de la vraie démocratie, elle n’est qu’une malformation congénitale car son père est bel et bien autocrate !

     La démocratie passive est capable d’une part, de camoufler l’âme autocrate originale du système, et d’autre part de faire comprendre au peuple marocain que son pays progresse vers une démocratie véridique en lui injectant dans ses veines  des doses ascendantes d’espoir en l’avenir. Autrement dit :

 la démocratie passive : « est un système de gouvernement dont l'autorité suprême est délivrée pacifiquement  par le peuple au dictateur selon une démarche pseudo démocratique, lui donnant une certaine légitimité » . Vous n’avez rien compris ? Voici deux exemples concrets qui vous faciliteront la tâche !

 Deux exemples concrets …

       Il existe des exemples diversifiés en matière de démocratie passive dans le monde entier, et plus spécifiquement au Maroc, pour des raisons pédagogiques, je me contente de vous citer deux :

§      Les élections de « notre » chambre de représentants :

 

    Certes, le vote est un acte purement démocratique. Cependant, au Maroc, c’est l’un des piliers essentiels de la démocratie passive : Supposant que nous sommes devant des élections marocaines très honnêtes pour la constitution d’une nouvelle chambre de représentants… et que notre volonté démocratique a permis  un succès historique des candidats les plus honnêtes ! Ces derniers devenus des représentants « respectueux », sont toujours présents au sein de la chambre « respectueuse », posent les questions « respectueuses » et reçoivent des réponses « respectueuses » de la part des ministres « respectueux » !

   Malgré ce cheminement démocratique idéal, et malgré "ce respect" généreux, la volonté populaire est malheureusement perdue dans ce cercle vicieux : voter pour un représentant qui pose des questions, reçoit des réponses commençant par « on va faire… », défend ses positions et celles de son parti en toute persévérance,  et lorsqu’une loi monarchique sacrée passe entre ses mains pour un vote théâtral, il se transforme subitement en un lâche béni-oui-oui déclarant en toute fierté :  « ce sont les directives sages de Sa Majesté »! Résultats : l’acte dictatorial est réalisé intelligemment par son passage à travers une institution normalement démocratique, la volonté du peuple s’est arrêté au niveau du vote comme but final et non pas comme moyen et notre représentant ne représente que son parti.

§      Un multipartisme marocain ??

 

     Ce système est considéré comme l'un des piliers de la démocratie en ce qu'il donne aux électeurs la possibilité de voter pour le parti politique qui correspond le mieux à leurs convictions. Le Maroc, Dieu merci, possède 40 partis politiques. Ce qui est ironique dans cet affaire, c’est que aucun de ces partis ne possède une vraie idéologie, une vraie position politique envers les problématiques actuelles : un vrai programme politique ! USFP (Al-ittihad Al-ichtiraki) et parti justice et développement  chantent bizarrement ,  dans la même gamme, la même chanson ancienne,  celle de la lutte contre la corruption, contre la pauvreté, contre l’analphabétisme…: on est bien d’accord sur ce point là ! Mais expliquez nous – chers politiciens de l’ USFP- la manière dont vous aborderez ces problèmes majeurs, selon votre propre conviction nécessairement socialiste et nécessairement différente à la manière des autres partis ! Cette situation prouve que nous n’avons pas ni un vrai parti socialiste, ni un vrai parti islamiste, ni de droite politique, ni de gauche ! Nous n’avons qu’une seule puissance politique : le parti monarchique !

 

 

      Notre pays est véridiquement en pleine phase de transition politique, sa direction est malheureusement, vers la concrétisation d'une démocratie passive qui nourrit légalement - et c’est ça le plus dangereux- un système autocrate de nature, malgré  ses actes parfois «  bienfaisants ». Par ailleurs, je voudrais enfin insister sur les trois points suivants :

 Ø    La démocratie passive est un phénomène mondial est non pas uniquement marocain !

 Ø    L’instauration d’une vraie démocratie au Maroc implique une conviction indéfinie et non conditionnée pour le choix démocratique comme seule voie vers le développement humain, tout en admettant que notre système est encore autocrate !

 Ø    Logiquement parlant, les résultats instantanés, quel que soit leur splendeur et leur degré de positivité éphémères, ne justifient en aucun cas la persistance d’un système autocrate chez un vrai démocrate, car pour lui, la démocratie est, en elle-même, l’aboutissement final .

                                                                       A SUIVRE...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Entre nous

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C
Démocratie<br />  <br /> « Démocratie et Droits de l'Homme sont liés »<br /> Bien que souvent liés voire confondus, les termes de « démocratie » et de « Droits de l'Homme » renvoient à des définitions qui ne sont pas identiques :<br /> Les droits de l'homme sont des principes selon lesquels, dès lors qu'un individu appartient à l'espèce humaine, il jouit d'un certain nombre de droits. Cette notion date du XVIIIe siècle et de l'époque des Lumières, (dont peu de représentants ont dénoncé l'esclavage, comme l'a pourtant fait Diderot).<br /> La démocratie est une idée beaucoup plus ancienne datant de l'Antiquité grecque (cf. Athènes): or, si Athènes, à une certaine période de son histoire, a certes été une démocratie (sélective), La notion de Droits de l'Homme y était en revanche absente, bien que des critères de bonne conduite en aient partiellement tenu lieu.<br /> De nombreuses démocraties acceptent de respecter les Droits de l'homme sur leur territoire, mais peuvent décider, souvent de façon démocratique, de les bafouer dans un contexte précis. En effet, les droits de l'homme faisant partie des lois d'une démocratie, le parlement (ou un référendum) peut souvent en modifier la portée.<br /> La notion de droit de la majorité est aussi parfois un obstacle au respect des droits des minorités. (Voir chapitre « La démocratie est toujours la volonté du peuple ou de sa majorité »<br /> « La démocratie est un luxe de pays riches »<br />  La démocratie est une organisation assez coûteuse, qui ne pourrait apparaître, ou se maintenir, que dans des pays où une majorité de la population est dégagée des besoins de survie. Non seulement deux pays parmi les plus pauvres de la planète, le Mali et le Niger, sont des démocraties, mais la première démocratie de la planète (en nombre d'habitants) est un pays du tiers monde : l'Inde. En revanche, la régression économique d'une société, même temporaire, peut s'accompagner d'une disparition de la démocratie, une partie de la population accordant temporairement plus d'intérêt à la restauration de son niveau de vie qu'à la liberté dans la pauvreté. Le processus n'est cependant pas toujours réversible sans effusion de sang. <br /> « La démocratie est toujours la volonté du peuple ou de sa majorité » <br /> La démocratie est une organisation assez coûteuse, qui ne pourrait apparaître, ou se maintenir, que dans des pays où une majorité de la population est dégagée des besoins de survie. Non seulement deux pays parmi les plus pauvres de la planète, le Mali et le Niger, sont des démocraties, mais la première démocratie de la planète (en nombre d'habitants) est un pays du tiers monde : l'Inde. En revanche, la régression économique d'une société, même temporaire, peut s'accompagner d'une disparition de la démocratie, une partie de la population accordant temporairement plus d'intérêt à la restauration de son niveau de vie qu'à la liberté dans la pauvreté. Le processus n'est cependant pas toujours réversible sans effusion de sang. <br /> www.20six.fr/basta
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C
Démocratie : Définitions D’après le dictionnaire, Démocratie : "régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même" Social : "relatif à une société, à une collectivité humaine" "qui concerne les rapports entre les éléments d’une société" "qui vise à l’amélioration des conditions de vie et en particulier les conditions matérielles des membres de la société L'objectif de Démocratie Sociale est triple : rendre le pouvoir aux gens, alors qu'il est actuellement confisqué par une caste de politiciens professionnels autoproclamée restaurer la liberté d'entreprendre en assortissant la prise de risque d'une espérance de rendement élevée (alors qu'aujourd'hui la France est par excellence le pays de la prime au non-risque) donner à chacun les moyens de trouver une place équilibrée dans la Société, que ce soit les enfants, les adultes ou les personnes âgées (éducation, santé, travail, insertion sociale, retraite, etc.) Par ailleurs, Démocratie Sociale vise à renforcer le rôle de la France en Europe et dans le reste du monde, notamment sur les thèmes de la Défense, de la Culture et de l'aide aux pays pauvres wwww.20six.fr/basta
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M
salut alae,je tiens une autre fois a te dire BRAVO ,pour tes efforts consdérabels ,pour ton style..vraiment j'en suis fier .( je suis désolé pour mon commentaire tardif) . je voudrais simplement te "reprocher" une chose:tu parlait des partis politiques marocains,et tu disait qu' aucun d'eux  ne "posséde une vraie  idiologie" ou  une "vraie position  politique" .1) premierement chaque parti politique a une idéologie allant de l'éxtreme gauche a l'extréme droite .2)Il faut pas nier le rôle historique important  de certains  partis politique  (sache  que je ne défend  aucun  d'eux)  et  d'autres même aujourd'hui, citons par exemple "Anahj a dimocratie" ,la voie démocratique .3)Si la plupart des partis politiques sont comme tu l'a dit aujourd'hui ne posséde pas une vraie politique (surtout ceux de la gauche ) n'est pas le fait du hasard,le" parti monarchique " comme t'a préféré le nommé a fait tout pour que ces partis soient ainsi.Donc une analyse historique des choses s'impose .Aprés tout j'ai décidé d'écrire un article la dessus dans ton blog ,je te contactrai prochainement.
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A
comme promis on laisse un com's ! (on est 2 mais on va parler comme si on étais qu'un ! lol ) je trouvé courageux le fait de parler politique et surtout d'un pays démocratique (vite fait..!!)<br /> mais il faudrait qu'il y ai plus de gens qui réfléchissent comme toi pour que le pays avance parce que c'est le peuple qui fait le pays et pas le contraire. Comme ton travail a plût à Manjra, il n'y a rien à dire appart >respect Je te souhaite bon courage, bon année et continue comme ça ! <br /> <br /> <br />
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E
Cher Alae,D'abord, je te félécite pour ton blog. Il est vraiment interssant, surtout  les sujets que tu présentes et les informations que tu diffuses.Dans cet article, je me trouve devant un esprit d'analyse de meilleur qualité, une personnalité qui milite contre l'injustice... .Methodiquement, les idées sont  bien liées,  passant par la définition académique de la démocratie, citant son propre point de vue là dessus, et se consacrer après au cas marocain... avec un aperçu historique et un rappel de certains types de cette démocratie.Concernant la monarchie, notement au monde islamique, on doit pas avoir une empire autoritaire, car la IMARA D'ALMOUMININE qu'on cite toujours a, sans doute, des liens avec le principe D'Achoura en se référencant au prophéte Mohammed et à l'Etat islamique 1400 anées auparavant. Quoique ce principe est négligé on pourra pas parler d'une IMARA d'Almouminine!!.Mes félécitations encore une fois très cher ami, en attendant les nouveautés de ton blog, et tes nouveautés aussi...Ayoub Elmouzaine
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