Un Cri d'un Citoyen du Monde
Sacré,Monarchie, Démocratie...
Quelle relation ??
Sacraliser, est-elle une valeur favorisant le développement d’une nation ? Telle est l’une des problématiques majeures du tiers monde, mais surtout d’un pays islamique comme le Maroc. En fait, depuis une éternité, le « royaume chérifien » n’a pas pu – ou n’a pas voulu- enlever sa parure luxueuse du sacré qui recouvre un corps entièrement pourri, pour s’exposer au climat glacial de liberté et de démocratie ! Par conséquent, les agents infectieux envahissant le corps marocain, ont bénéficié de ces conditions favorables pour se proliférer, causant ainsi plus de dégâts politiques, économiques, sociaux mais surtout culturelles.
Sacraliser – Désacraliser :
Le sacré au Maroc, contrairement à ce que l’on pense communément, n’est aucunement lié ni à la religion, ni à la tradition ! C’est la monarchie qui le représente, puisqu’elle est le régisseur suprême de toute institution autoritaire. Autrement dit : Le système monarchique marocain – par ses caractéristiques constitutionnelles actuelles – est la source inépuisable de toute sacralisation.
En effet, un simple règlement constitutionnel proposé par le roi, se transforme systématiquement en un « Dahir Sharif »dont on ne peut pas le critiquer, quelque que soit son degré de stupidité et d’injustice -sachant bien que toute loi dissimule un degré d’injustice-. Même la religion n’est pas effectivement sacralisée que par un « Amir Almouminine » qui a choisi un Islam bien défini pour le royaume avec un « Madhab » à ne pas contredire ! Et ce n’est pas tout : des organisations gouvernementales ou ONG, des colloques scientifiques, et même des festivals artistiques « s’ornent » d’une teinte sacrée par le biais des hauts patronages et ceux effectifs de Sa Majesté !
Soyons plus concret et supposant que notre aimable roi actuel – Mohammed VI – est en pleine bonne voie par ses lois irréprochables, par ces décisions courageuses …quel serait notre destin en 2200 avec un Mohammed X drôlement maladroit et lâche dans la gouvernance de notre pays ?? Cet exemple, bien qu’il soit virtuel, est fortement réalisable ! Il démontre par ailleurs trois réalités :
· Que la monarchie marocaine est une problématique de système et non pas de personnage :
Le système est protégé du point de vue législatif, par une constitution « sacrée » bien établie, visant à éterniser son existence. Cependant, la personne du roi est éphémère par les lois de la nature ! Malheureusement, on oublie souvent cette notion capitale. Preuve : Après la mort du Feu Hassan II en 1999, presque tout le peuple a espéré une nouvelle ère avec ce nouveau roi « jeune », « ambitieux et « bon », cet espoir a grandit progressivement en se nourrissant des premières actes de protocoles qu’a effectué le roi Med VI et d’une déclaration d’un mensonge économique appelé "le pétrole marocain". A cette époque et au pique d’espoir, personne n’a pensé à l’ère post-Med VI, au cours duquel le roi successeur pourrait fortement démolir « les exploits majestueux » de son précédant « bienfaisant » !
C’est assez décevant d’en déduire que le destin de tout un peuple, de toute une nation est régit par la mort ou la naissance d’un roi !
· Qu’on ne naît pas homme d’état, on le devient pas également : c’est un don divin !
· Que la désacralisation du système est une nécessité :
Si sacré se protège toujours par son attitude d’intangibilité, d’irréprochabilité par sa prétention d’atteindre le parfait, comment pourra t-on le contredire sans le désacraliser ? Cependant, comment est ce qu’on pourra désacraliser ce sacré sans le profaner. Autrement dit : est ce que le chemin de la désacralisation passe toujours par la profanation ? Personnelement, j'en suis dans l'incapacité de me prononcer pour le moment !
Démocratie et monarchie :
Démocratie ! Voilà une invention extraordinaire, qui ne donne à aucune personne sur terre le mérite d’être sacralisée ! Et puisque la monarchie marocaine est l’essence de tout sacré, la démocratie, par lois de logique, reste un corps étranger rejeté par le corps marocain, d’autant plus que par loi de contraste, le régime au Maroc s’approche plus de l’autocratie. Pire que cela, à des situations particulières, la démocratie se transforme paradoxalement, en un puissant protecteur du régime autocrate : Personnellement, j’ai pas voté pour la constitution et malgré cela, la génération de mes parents, soit disant, l’a faite ! C’est ce que j’appelle : « la démocratie passive », une notion que je doit développer avec plus de détails.
La démocratie est la solution :
Lorsqu’on parle de démocratie en France, aux USA, en Israël …on évoque systématiquement son aspect très relatif, en concluant qu’il n’y a pas une vraie démocratie appliquée ! C’est vrai, mais chez ces pays, les grains de la plante démocratique peuvent pousser, car le sol est bien adapté et le climat est trés favorable, ce qui n’est pas réalisable au Maroc , faute de sol inadéquat , c'est-à-dire la nature actuelle du système monarchique !! Cela ne m’oriente absolument pas vers le renversement du régime, car d’une part l’anarchie causée en post renversement sera très coûteuse sur tous les plans – le cas de l’Irak en est l’exemple typique- et d’autre part, aucun pouvoir politique, autre que le système monarchique pourrait, au moins pour le moment, le substituer ! Le passage d’un état d’autocratie camouflée par une démocratie passive à un état de démocratie véridique doit être dirigé par tous les partisans politiques, sociaux, culturelles et scientifiques du pays, dans une ambiance de dialogue avec le régime, aboutissant ainsi à l’une des deux solutions :
- soit conserver le caractère sacré du roi qui sera obligé dans ce cas de quitter la vie politique en se contentant du rôle du symbole suprême du royaume.
- soit désacraliser le système, retracer les fonctionnalités du roi et celles des partis, des institutions … en ouvrant les portails à la critique politique directe dans le cadre d’un acte social entre gouverneur et gouverné ! Mais l'essentiel, c'est que tout doit passer dans le cadre d'un dialoque passifique et civilisé.
En définitif, et en absence de toute initiative politique sérieuse, le Maroc restera dépourvu de démocratie, mot clé de tout développement humain. Faut-il pas perdre de vue, cependant, que le roi actuel est le véritable acteur politique , cela implique logiquement sa responsabilité de tous les grands problèmes et scandales du pays ! Voyant donc dans l’avenir, sa capacité d’encaissement !!
A SUIVRE ...
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